Page d'accueil Ambassade infos Relations bilatérales Services consulaires Relation commerciale Liens  
Page d'accueil > Porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères
Conférence de presse du 10 février 2021 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Wang Wenbin


2021/02/10

Beijing Youth Daily : Selon un reportage de Reuters, le 9 février, le Directeur du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) David Vigneault a dit que la Chine avait mis en danger la sécurité nationale et la souveraineté du Canada en menaçant des citoyens canadiens de manière secrète. Quels sont les commentaires de la Chine à ce sujet ?

Wang Wenbin : Les propos concernés de la partie canadienne n'ont aucun fondement factuel et la Chine s'y oppose fermement. La Chine s'engage toujours dans la voie du développement pacifique, adhère à la stratégie d'ouverture marquée par le bénéfice mutuel et le gagnant-gagnant et œuvre à la construction d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité. Elle respecte toujours le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'autrui et n'arrêtera jamais arbitrairement des citoyens d'un pays tiers sur ordre d'un autre pays. Nous exhortons certains politiciens canadiens à rejeter leur mentalité de guerre froide et leurs préjugés idéologiques, à se garder de discréditer et d'attaquer la Chine de manière injustifiée, à cesser de répandre des propos sensationnels et à faire plus de choses en faveur des relations sino-canadiennes et de la confiance mutuelle entre les deux pays.

Agence de presse Xinhua : Hier, le Sommet Chine-PECO (pays d'Europe centrale et orientale) s'est tenu à Beijing sous forme de visioconférence. Dans le contexte actuel de la lutte mondiale contre la pandémie de COVID-19, quelles sont les significations particulières de ce sommet organisé par la Chine et les PECO ?

Wang Wenbin : Hier, le Sommet Chine-PECO a eu lieu avec succès. Le Président Xi Jinping a présidé le sommet et y a prononcé un discours. Il a discuté, sous forme de visioconférence, avec les dirigeants des PECO de grandes initiatives du développement de la coopération Chine-PECO.

Ce sommet est à la fois le premier événement de la diplomatie à domicile de la Chine de cette année, la réunion des dirigeants du plus haut niveau depuis l'établissement du mécanisme de coopération Chine-PECO, et une activité internationale importante du multilatéralisme organisée dans le contexte de la lutte mondiale contre la pandémie de COVID-19. Le sommet a permis de dégager un nouveau consensus pour la coopération Chine-PECO dans de nouvelles circonstances et d'y injecter une nouvelle dynamique. Suivi de près par beaucoup, le sommet a donné des résultats fructueux et aura des répercussions profondes.

Lors du sommet, le Président Xi Jinping a fait un bilan pénétrant des principes de la coopération Chine-PECO : premièrement, prendre les décisions par voie de consultation ; deuxièmement, apporter des bénéfices à tous les partenaires de coopération ; troisièmement, poursuivre un développement commun par l'ouverture et l'inclusion ; quatrièmement, réaliser une croissance continuelle grâce à l'innovation. Le Président Xi Jinping a également indiqué que 17 plus 1 pouvait faire plus que 18, que l'ouverture pouvait créer des opportunités et que l'inclusion ferait valoir la pluralité, ce qui a trouvé un écho favorable de toutes les parties au sommet. Les dirigeants des pays participants ont tous indiqué que le principe de bénéfice mutuel et de gagnant-gagnant était la clé du succès de la coopération entre les deux parties et devrait être maintenu et promu dans le futur afin de jouer un plus grand rôle dans la promotion de la coopération transrégionale et du développement régional.

À l'initiative du Président Xi Jinping, les dirigeants ont défini ensemble les quatre priorités de la coopération, à savoir la lutte solidaire contre la pandémie, la coopération pragmatique, l'interconnexion et l'innovation verte, et ont adopté la Liste de Beijing des activités pour la coopération Chine-PECO 2021 qui avait fixé le cap et panifié la feuille de route pour la coopération de la prochaine étape. Le Président Xi Jinping a aussi avancé toute une série d'initiatives et de mesures importantes, selon lesquelles la Chine était disposée à entreprendre la coopération sur les vaccins avec les PECO, comptait importer d'ici 5 ans plus de 170 milliards de dollars américains de marchandises en provenance des PECO, approfondirait avec les PECO les échanges et coopération dans des domaines tels que l'économie verte et les énergies propres grâce à l'occasion offerte par l'Année Chine-PECO du développement vert et de la protection de l'environnement, et travaillerait dans les 5 ans à venir à doubler le volume d'importation des produits agricoles des PECO et à élargir de 50% le volume du commerce agricole entre les deux parties. Le sommet a conduit à la conclusion de près de 90 documents de coopération pragmatique, un chiffre record, avec un montant total de près de 13 milliards de dollars américains. Ces accords couvrent des domaines tels que les infrastructures du transport et de l'énergie, la finance, l'investissement, l'agriculture, le commerce électronique, l'inspection sanitaire et la quarantaine, le tourisme, l'éducation, les sciences et technologies, la culture, le sport et la protection environnementale. Tous ces résultats bénéficieront directement aux populations locales et renforceront le sentiment de satisfaction de toutes les parties concernées, reflétant pleinement la nature pragmatique et les vastes perspectives de la coopération Chine-PECO.

La Chine est convaincue qu'en prenant ce sommet comme un nouveau point de départ et grâce aux efforts concertés de toutes les parties, la coopération Chine-PECO aura certainement un plus bel avenir.

Prasar Bharati : Hier, l'Inde et la Chine ont tenu des consultations sur les questions relatives au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Pourriez-vous fournir des informations à ce sujet ? Les deux parties ont-elles discuté de l'éventuelle candidature de l'Inde à un siège permanent au Conseil de Sécurité lors des consultations ?

Wang Wenbin : Comme vous l'avez mentionné, hier, des fonctionnaires des Ministères des Affaires étrangères chinois et indien ont tenu des consultations sur les questions relatives au Conseil de Sécurité des Nations Unies, et les deux parties ont échangé leurs points de vue sur des questions telles que la sauvegarde du multilatéralisme, les opérations de maintien de la paix des Nations Unies et la lutte contre le terrorisme.

En ce qui concerne les questions liées à la réforme du Conseil de Sécurité que vous avez mentionnées, je voudrais réitérer la position de principe de la Chine. La Chine soutient la réforme du Conseil de Sécurité et estime que la réforme doit viser à renforcer l'autorité et l'efficacité du Conseil de Sécurité, accroître la représentation et le droit à la parole des pays en développement, donner à davantage de petits et moyens pays la possibilité de participer au processus décisionnel du Conseil de Sécurité et rechercher une solution globale qui tienne compte des intérêts et préoccupations de toutes les parties par le biais de consultations étendues et démocratiques.

AFP : Le Département d'État américain a déclaré que la partie américaine mènerait une étude indépendante sur les conclusions de la mission conjointe Chine-OMS (Organisation mondiale de la Santé) sur le traçage de l'origine de la COVID-19 pendant son séjour en Chine, et ne donnerait son jugement qu'après avoir passé les analyses des services de renseignement américains. Quels sont vos commentaires à ce sujet ?

Wang Wenbin : Hier, la mission conjointe Chine-OMS sur le traçage de l'origine de la COVID-19 a tenu une conférence de presse, et je crois que vous avez suivi les informations concernées. Lors de la conférence de presse, les experts des deux parties ont présenté en détail les résultats de leur coopération en matière de traçage du virus, qui sont pour nous des indices importants pour mieux comprendre le virus, combattre la pandémie et prévenir les risques futurs, et qui seront des bases importantes pour la prochaine étape du traçage scientifique à l'échelle mondiale.

Comme l'a souligné le professeur Liang Wannian, Chef de l'équipe d'experts chinois, lors de la conférence de presse, cette coopération sur le traçage du virus est la partie chinoise de l'étude mondiale sur l'origine de la COVID-19 menée par l'OMS. Le travail de traçage peut évoluer géographiquement au fur et à mesure que des preuves factuelles s'accumulent et que des hypothèses scientifiques évoluent. Nous espérons que les pays concernés adopteront également une attitude scientifique, participeront activement aux efforts mondiaux de traçage de l'origine du virus, partageront et échangeront leurs résultats d'études, et feront conjointement des efforts actifs pour protéger la vie et la santé des populations des pays du monde.

Le traçage de l'origine du virus est une question scientifique complexe qui implique de nombreux pays et régions et qui nécessite une coopération des scientifiques du monde entier. Le gouvernement chinois a fourni des soutiens et assistances énergiques aux experts de l'OMS pour leur visite en Chine dans le cadre de la coopération scientifique mondiale sur le traçage du virus, et l'OMS et les experts internationaux ont formulé des commentaires positifs à cet égard. La partie chinoise continuera d'adopter une attitude ouverte et transparente et maintiendra des contacts et coopération étroits avec l'OMS sur le traçage du virus à l'échelle mondiale.

En même temps, je voudrais également souligner qu'un grand nombre d'indices, de reportages et d'études ont indiqué que l'épidémie était apparue depuis de nombreux endroits du monde dans la seconde moitié de l'année 2019, y compris des reportages qui disent que le virus était déjà présent aux États-Unis avant que le premier cas confirmé de COVID-19 ne soit officiellement signalé dans le pays. Nous espérons que la partie américaine adoptera la même attitude ouverte et transparente que la partie chinoise et invitera les experts de l'OMS à mener des études de traçage aux États-Unis.

AFP : Si c'est nécessaire, la Chine invitera-t-elle une fois de plus le groupe d'experts internationaux de l'OMS à venir en Chine pour des recherches sur le traçage de l'origine du virus ?

Wang Wenbin : Le traçage de l'origine du virus est une question scientifique complexe qui implique de nombreux pays et régions et qui nécessite une coopération des scientifiques du monde entier. La partie chinoise adopte toujours une attitude ouverte et transparente, et maintient des contacts et coopération étroits avec l'OMS sur le travail du traçage du virus à l'échelle mondiale. La visite en Chine du groupe d'experts internationaux de l'OMS fait partie de la coopération sur les recherches scientifiques du traçage à l'échelle mondiale. De plus en plus de reportages des médias internationaux indiquent que le virus et l'épidémie sont apparus depuis plusieurs régions du monde dans la seconde moitié de 2019, faisant ressortir la nécessité et l'urgence d'engager une enquête similaire dans d'autres pays et régions. Nous espérons que les autres parties concernées adopteront une attitude positive, scientifique et coopérative sur la question du traçage à l'instar de la Chine, inviteront des experts de l'OMS à mener des recherches sur le traçage et apporteront leur part de contribution à la coopération antiépidémique internationale et à la construction d'une communauté de santé pour tous.

Reuters : La partie américaine a dit en plus que sur la question du traçage de l'origine du virus, il est nécessaire pour eux d'envoyer leur propre groupe d'experts en Chine pour des études. La Chine sera-t-elle d'accord avec cela ?

Wang Wenbin : Je viens de présenter la position de la Chine sur la coopération internationale en matière de recherches scientifiques sur le traçage de l'origine du virus.

Nous espérons que la partie américaine pourra suivre l'exemple de la Chine, prendre une attitude ouverte, transparente, scientifique et coopérative à cet égard et inviter les experts de l'OMS à mener des recherches sur le traçage aux États-Unis.

Reuters : Selon le Ministère des Armées de la France, deux bâtiments français ont récemment mené une mission de « liberté de navigation » en Mer de Chine méridionale. Quels sont les commentaires de la Chine là-dessus ?

Wang Wenbin : Hier j'ai déjà répondu à une question sur ce sujet. Je tiens à réitérer qu'il n'y a aucun problème de liberté de navigation et de survol en Mer de Chine méridionale. La Chine respecte toujours la liberté de navigation et de survol en Mer de Chine méridionale dont les pays jouissent conformément au droit international. Toutefois, nous sommes opposés à ce qu'un pays quelconque mette en danger la souveraineté et la sécurité de la Chine, et sape la paix et la tranquillité régionales au nom de « la liberté de navigation ».

AFP : Selon des rumeurs au Myanmar, la Chine a fourni des équipements au Myanmar et y a envoyé des experts informatiques. Pourriez-vous le confirmer ?

Wang Wenbin : Je ne suis pas au courant de l'information dont vous parliez.

Ce que je peux vous dire, c'est que la Chine, en tant que pays voisin et ami du Myanmar, suit de près la situation actuelle au Myanmar, et espère que toutes les parties du pays pourront gérer adéquatement leurs divergences et préserver la stabilité politique et sociale dans le cadre constitutionnel et juridique en prenant en compte l'intérêt général du développement et de la stabilité du pays.

Dans le passé, il y a eu de fausses informations et des rumeurs sur la Chine s'agissant de la question du Myanmar, veuillez ne pas vous laisser tromper par cela.

*********************

Selon le calendrier des jours fériés pour la Fête du Printemps 2021, les conférences de presse régulières du Ministère des Affaires étrangères seront suspendues à partir de demain jusqu'au 17 février, et reprendront le 18 février. Pendant ce temps-là, vous pourrez poser vos questions au Bureau des porte-parole par fax, mail ou WeChat.

Ici, je voudrais vous faire part d'une bonne nouvelle. La famille du Bureau des porte-parole sur les réseaux sociaux a désormais un nouveau membre. Notre compte de WeChat Video a été officiellement mis en service aujourd'hui. Nous invitons les internautes à suivre la diplomatie chinoise via nos comptes sur les réseaux sociaux !

Après-demain sera la Fête du Printemps de l'année Xin Chou selon le calendrier lunaire chinois. Au nom de mes collègues du Département de l'Information, je vous remercie, les amis journalistes chinois et étrangers, de vos efforts pour couvrir la Chine et la diplomatie chinoise dans l'année écoulée. Je vous souhaite des résultats de travail encore plus fructueux pour la nouvelle année ! Nous remercions également les amis de divers milieux qui prêtent attention et soutien à la diplomatie chinoise depuis longtemps. Nous comptons toujours sur votre attention, soutien et aide pour cette nouvelle année ! Nous souhaitons spécialement à nos compatriotes à l'étranger une Fête du Printemps heureuse et paisible !

Bonne Fête du Printemps à vous tous ! Je vous souhaite santé, succès et bonheur pour l'Année du Bœuf !

Questions posées après la conférence de presse :

Selon des reportages, des militaires chinois et indiens ont commencé à organiser le désengagement le 10 février dans la région du lac Pangong. Pourriez-vous le confirmer ?

Wang Wenbin : Selon le consensus obtenu entre les Ministres des Affaires étrangères des deux pays lors de leur entretien à Moscou et du 9e cycle de pourparlers au niveau des commandants d'armée des deux pays, les troupes de première ligne des armées chinoise et indienne ont débuté le 10 février un désengagement organisé et synchronisé dans la région du lac Pangong. Nous espérons que l'Inde ira dans le même sens que la Chine, mettra strictement en œuvre le consensus trouvé entre les deux parties et assurera un bon déroulement du désengagement.

Récemment, l'exportation de concentrés de vaccins par des entreprises chinoises vers le Brésil a fait l'objet d'une grande attention au Brésil. La partie chinoise peut-elle présenter les progrès actuels ?

Wang Wenbin : La Chine et le Brésil sont partenaires stratégiques globaux. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, les deux pays mènent une bonne coopération dans le domaine antiépidémique, et des essais cliniques de phase III lancés conjointement par des entreprises et institutions des deux pays se déroulent dans d'heureuses conditions.

Les vaccins représentent un moyen important pour vaincre la pandémie et sauver la vie. La partie chinoise a livré plusieurs lots de vaccins et de concentrés à la partie brésilienne, jouant un rôle clé dans la lutte contre la COVID-19 au Brésil. La Chine est prête à approfondir la coopération vaccinale avec le Brésil et à déployer des efforts concertés avec le peuple brésilien pour vaincre le virus dans les meilleurs délais.



RECOMMANDER A
       IMPRIMER